CLAP CINEMA FRANCAIS

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CLAP CINEMA POUR SYNCHRONISATION DU SON ET DE L’IMAGE

CLAP CINEMA

CLAP CINEMA

Le clap cinema  est un outil utilisé lors du tournage d’un film, pour assurer la synchronisation du son et de l’image, enregistrés sur des supports séparés. Le clap est présenté un court instant devant la caméra au début de chaque prise, à la fois pour identifier les plans, et pour produire un bruit sec permettant d’assurer cette synchronisation.

Le clap cinema est un dispositif composé de deux parties : une plaque de bois ou de plastique, servant d’ardoise, où sont inscrits le titre du film, le nom du réalisateur et du directeur de la photographie, le numéro du plan, de la scène, et de la prise, l’effet (intérieur / extérieur, jour / soir / nuit) et éventuellement d’autres données techniques, et une autre partie, la claquette proprement dite (placée sur le bord supérieur de l’ardoise  aux USA et sur le bord inférieur  en France), un heurtoir mobile fixé à la première par une charnière, que l’on rabat en produisant un claquement sec après le démarrage de la caméra et de l’enregistreur sonore .

Au montage, la synchronisation, à l’image près, du son et de l’image est rendue possible par la brièveté du claquement.

Les numéros de scène et de plan permettent d’identifier les plans pour ordonner les rushes. Le numéro de prise permet, grâce aux rapports image tenus par la scripte (script-girl ou script-boy) de repérer les prises jugées bonnes par le réalisateur au tournage.

On utilise aussi désormais des claps électroniques2.

Technicien responsable du clap

La personne qui présente le clap devant la caméra au début de chaque prise est désigné par le terme « clapman » ou « claquiste »3. Dans la pratique, sur les tournages français ce rôle est tenu par un machiniste. Ailleurs, le deuxième assistant opérateur, appelé en anglais (en)clapper loader, est généralement responsable du clap.

En France, le clap cinema appartient au matériel personnel du chef machiniste, il en possède généralement trois ou quatre de tailles variables, qu’il utilise selon la valeur de plans (plus le plan est serré, plus le clap devra être petit).

Clap de début / clap de fin

Dans la majorité des cas, le clap est effectué au début de la prise. Une fois le moteur demandé, le chef-opérateur du son annonce « Ça tourne ». Le clapman annonce alors le nom du plan et le numéro de la prise inscrit sur le clap. Le premier assistant opérateur lance alors la caméra et une fois qu’elle a atteint sa bonne vitesse annonce « Clap ». C’est alors que le clapman rabat la claquette sur l’ardoise et se retire ensuite le plus vite possible du champ.

Le clap de fin peut être choisi lorsqu’il n’est pas possible de claper en début (trop peu de pellicule restante dans le magasin, impossibilité physique pour le clapman d’accéder au champ couvert par la caméra…). En fin de prise, au lieu d’annoncer « Couper ! », le réalisateur ordonne « Clap ! ». Le clapman se précipite alors devant la caméra et rabat la claquette, il annonce seulement ensuite nom du plan et de la prise. Un clap de fin se présente tête vers le bas, les inscriptions filmées à l’envers indiquant au montage qu’il s’agit d’un clap de fin.

Clap ouvert / clap fermé

Deux écoles informelles s’opposent dans la façon de claper. La première est la plus pratiquée en France, il s’agit du « clap ouvert ». Le clapman présente le clap claquette grande ouverte, il ne la referme que durant un laps de temps très court qui doit correspondre à une image parmi les 24 enregistrées par seconde. L’avantage de cette méthode serait une facilité lors de la synchronisation au montage pour détecter l’image exacte qui correspond au claquement sonore.

Ailleurs, on pratique généralement le « clap fermé ». Le clapman présente le clap claquette grande ouverte, il la referme ensuite définitivement au moment du clap. Lors de la synchronisation au montage, il est ainsi aisé de savoir si le clap a déjà été effectué ou non.