L’éclairage cinéma

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Les sources de lumière.

Lumière principale :

La lumière principale est le flux lumineux dont  la puissance  va dominer l’ensemble d’un décor artificiel.

La lumière primaire est la source principale de lumière. Celle-ci se décline en deux familles qui se  complètent mutuellement : le keylight et le fill.

Le keylight est habituellement le faisceau qui tape en face. Alors que le fill complète les zones d’ombre laissées par le keylight en attaquant le sujet sur les côtés

Les lumières complémentaires :

Lumières secondaire :

Sont organisées en directivité et en puissance autour et à coté de l’axe de la lumière clef. Elles sont le complément indispensable de la lumière principale, contribuant à architecturer le lieu scénique par un volume-lumière . les flux de lumières secondaires sont (toujours en principe, car il y a des exceptions) d’une puissance inférieure è la lumière clef.

Elle est donnée par reflet sur des éléments du décor comme des murs, ou passant au travers d’une vitre donnant plus au moins d’incidence sur le sujet, ce qui est directement tributaire, encore une fois, du type de mise en scène.

Lumière tertiaire :

C’est la lumière due aux multiples jeux nés des surfaces à matériaux réfléchissants. C’est  par excellence la lumière des nuances et des transitions. Bien entendu, ces flux de lumière , tout en provenant de multiples sources respectent l’unité ciné plastique, qui ne peut être transgressée sans porter préjudice au thème.

Il s’agit d’une lumière à caractère effet spécial. Elle permet de rajouter des ombres, ou des reflets d’éléments tel que de l’eau par exemple.

Lumière d’ambiance

Une quatrième lumière, dite « d’ambiance »  a un rôle prépondérant dans l’architecture de la lumière et sa signifiance. Elle est souvent établie selon les conceptions personnelles des cinéastes et des photographes. Sa fonction essentielle est de moduler les contrastes par déssaturation. Selon son intensité,  les ombres acquièrent une certaine transparence ou demeurent obscures. Elle rythme par sa puissance (variable à volonté) l’échelle des diverses densités des surfaces  sombres. Cette hiérarchie des ombres traduites en valeurs aux contrastes différents n’est pas seulement un jeu plastique aux retombées  esthétiques, mais une gamme psychophysiologique qui permet la mutation du « visible »  en « émotionnel ». En conclusion , sur le plan de la pratique des éclairages, une répartition et une densité des surfaces sombres prévalant sur les surfaces claires correspond à une  « dramatisation » du thème. A l’inverse , une dessaturation des ombres avec prédominance des surfaces  claires a pour effet une « dédramatisation » une banalisation du sujet.